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Vous trouverez ci-dessous les comptes rendus de deux émissions Agora qui recevait à deux reprises en 1980 le philosophe Vladimir Jankélévitch (1903-1985) âgé de 77 ans.
Vous trouverez ci-dessous les comptes rendus de deux émissions Agora qui recevait à deux reprises en 1980 le philosophe Vladimir Jankélévitch (1903-1985) âgé de 77 ans.
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Agora : Le je-ne-sais-quoi et l'identité, par Jacques Paugram, avec Vladimir Jankélévitch (première diffusion : 07 février 1980)
Au micro de Jacques Paugram pour la parution de trois livres ayant pour titre commun Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien, Vladimir Jankélévitch
se défend d'ajouter un concept à la liste de concepts déjà longue qui
meublent l’histoire de la philosophie. Par la négative il
dissocie le je-ne-sais-quoi de toute connotation romantique qui ménagerait une part à l’ineffable ou au charme des poètes du XIXe siècle. (3’28’’) Non, la notion étudiée puisqu'on ne peut l'appeler concept, est née à
l’époque rationaliste en France et en Espagne,
chez Baltasar Gracian notamment (1601-1658) qui dans le vocable « el despejo* » exprimait la désinvolture, la grâce, l’aisance, une
espèce de laisser-aller. En France, on la trouve dans les Oraisons funèbres
de Bossuet (1680) et dans un chapitre de L’essai sur le goût de Montesquieu (1757). Avec cette entité forgée au XVIIe
siècle, les rationalistes avaient trouvé le moyen de saisir tout ce
surplus qu’on ne peut pas expliquer par la raison.